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2011-12-26T22:12:06+01:00

Lady Rose : télé boutic shopping

Publié par piralli sophie

bonjou' tu les pitites copains!! salou je m'appelle Lady rose et je viens de l'améruique! j'eudore le Fr'ance mais j'u pas tu comp'ris... alo'rs si tu aimer ...

bonjou' tu les pitites copains!! salou je m'appelle Lady rose et je viens de l'améruique! j'eudore le Fr'ance mais j'u pas tu comp'ris... alo'rs si tu aimer ...

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2011-07-04T21:28:54+02:00

un petit air de provence

Publié par piralli sophie

si tu n'a pas la chance de partir cet été en vacances dans le midi,je te proposes d'amener le soleil chez toi : dans ton appartement de 25 m2... pour presque...

si tu n'a pas la chance de partir cet été en vacances dans le midi,je te proposes d'amener le soleil chez toi : dans ton appartement de 25 m2... pour presque...

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2011-06-13T15:03:00+02:00

promets moi mon ange...

Publié par mamanmouth

 

IMG 4296-modifié 

Promets- moi mon ange de rester la même,

Au moins dans mes souvenirs.

Tu t’approches avec élan,

Ta bouche en cœur bien callée entre deux joues en guimauves

Viens s’écraser sur mes lèvres.

Tu embaumes un parfum espiègle et sucré,

Enduite jusqu’aux cheveux

Du biscuit au chocolat que tu viens d’engloutir.

Tu caresses ma joue avec paresse,

Sous mon regard qui te supplie de continuer

Encore…

Promets- moi mon ange de sentir pareil,

Au moins dans mes souvenirs.

 

Deux petits champignons

Font office de couettes.

Plantés de parts et d’autres,  juste derrière tes oreilles.

Ils sont aussi bons à voir qu’à manger,

C’est d’ailleurs la gourmandise secrète de ton frère.

J’ai essayé pour voir…

Et en fourrant mon nez au cœur de l’un d’eux,

Le malheureux en est  tombé raide dingue.

Un étrange contraste de chatouilles et d’enchantement,

Un peu à la façon des bonbons acides,

Ou d’une tarte à la groseille trop amère :

Délicieusement  piquants  et   fatalement ensorcelants.

 

Promets-moi mon ange de rester moelleuse,

Encrée dans mes souvenirs.

 

Soudain, dans ma tête, une pluie de toi :

Tes petits pieds  mouillés sur le carrelage,

Laissent  de minuscules empreintes éphémères ;

Et tes phrases intraduisibles

Bourrés de consonnes, lancées comme des couteaux,

Traversent la pièce en fuyant ;

Puis ton rire, la tête basculée en arrière,

Laisse entrevoir de minuscules dents remarquablement blanches ;

Et cet irrésistible regard en biais,

Que tu n’as pris à personne,

Annonçant une timidité déjà feinte.

 

Promets-moi, mon ange, si tu me comprends,

De toujours animer ces souvenirs.

 

J’hésite à passer ma main sur tes reins nus,

Comme si ce geste m’était défendu.

Dérangée par les idées qu’il aurait pu amener à d’autres,

Je pose mes doigts sur tes hanches,

Et je te regarde innocemment,

Avec ce regard comblé et exalté que seules

Les mères peuvent  avoir.

Triste ambiguïté qui se veut castratrice.

 

Bon sang, mon ange,

Promet- moi bien plus tard, de ne pas oublier

De réveiller mes souvenirs.

Quand ma mémoire sera en bout de RAM,

Quand mes mains seront ridées comme une coquille de noix,

Quand mes sens seront trop vieux pour reconsidérer la vie,

Peut-être, ta volonté n’y pourra  déjà plus rien,

Mais promets- moi quand même, mon ange,

Que je ne partirai pas, sans emporter avec moi

 Ces  « petits riens du tout »

 De toi…

 

                         paysages-et-images-neutres 0842

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2011-05-15T18:47:00+02:00

les rois du plateau

Publié par mamanmouth

 

MAI 2010 0304

Un doux soir d’été, à l’heure ou les renards et les garennes rôdent au bord des routes, je roulais tranquillement sur les chemins de traverse du canton du Russey .

L’air était frais, j’avais baissé la vitre conducteur, l’herbe dansait librement, le parfum des regains chatouillait mon nez et l’air frôlait mes cheveux avec paresse.

J’avais la tête encore engourdie par une journée de travail saturée de conflits et de relations compliqués, mais la caresse accueillante de la fin de l’été, en arrivant au village, fit s’ envoler tous mes songes.

Je découvrais à cet instant une sensation que je ne n’avais jamais ressentie jusque-là, dans aucun de mes autres lieux de résidence :

J’arrivais CHEZ MOI… dans MON village.

Je vivais dans cette commune du haut Doubs depuis environs 2 ans. Après avoir montré patte blanche sur  un simple questionnaire très officieux, Ils m’ont laissé une place et accepté comme l’une des leurs. J’ai appris  à faire confiance.  J’ai découvert la solidarité, l’esprit communautaire sans remparts, la générosité désintéressée et un irrésistible besoin d’eux autour de moi. Vous ne me croiriez même pas si je vous disais qu’ils m’ont pardonné mes maladresses,  encouragé mes initiatives, accepté mes différences sans jamais en attendre autant de moi .J’ai appris à baisser la garde et à aimer…

Oui, cette fois, je faisais mes adieux à la vie sans attache à laquelle j’avais pleinement  adhérée jusque-là. J’allais inéluctablement devenir  avec trop peu de résistance une adepte des p’tits dimanches au coin du feu et une angoissé des « ailleurs ».comme tous ces gens pour qui l’aventure et l’effroi commence à la sortie de leur village, j’allais peut être enfin mieux comprendre et m’approprier  la chanson de Cabrel* :

Je ne voulais plus trouver mieux que mon lopin de terre, que mon  vieil arbre tordu au milieu…

Voilà venu le jour ou les lieux font le lien.

Bien sûr, il a fallu jongler et se dépatouiller dans ces filiations généalogiques qui frôlent parfois la consanguinité : le cousin de la mariée est aussi le beau-frère du marié et le cousin de la demoiselle d’honneur, qui n’est pas moins que la sœur du marié et la belle fille d’une tante du marié. Pas simple de faire des confidences quand on  veut éviter les quiproquos !

Tu peux te considérer comme intégré quand tu maitrises au moins UN : « anciennement hez  machin … ». Qu’est-ce que c’est ça ? Me direz-vous .Dans la région ou j’habite, il est plus habile de situer un commerce ou une habitation en fonction de ses anciens résidents. Alors quand tu viens d’arriver dans le coin : pas évident de mettre un nom sur quelqu’un quand il te faut connaitre le nouveau et l’ancien propriétaire du lieu référent ! Alors quand tu commences à avoir assez « d’ancienneté » pour avoir connu le précédent  résident, tu peux lancer avec fierté la formule qui fait mouche : « c’est monsieur machin qui habite la maison anciennement chez bidule ». C’est là seulement que tout le monde situe et que tu suscites le respect !

Aujourd’hui je rocaille les « rrr » comme une vrai, je sais identifier les surnoms de chacun (aucune génération n’y échappe vu que beaucoup ont le même patronyme !), quand on rr’pèle pas, c’est qu’on  a déjà épèlé ; quand y rrpleut pas: on s’mêuule pace qu’il fait –30°  au thermomètre digital d’chez RIEME à Morteau et -28° sur celui anciennement chez CATTIN ; quand ça rrgéle : c’est qui reeuuille  plus.

…Il faut une certaine maitrise au départ mais ça s’avère assez simple par la suite finalement.  Si je m’amuse de leurs mots et de leurs mœurs, je n’accepterais plus que cet accent soit associé à l’idée qu’ils soient des gens de peu de culture et d’intelligence…comme si la culture ne pouvait s’exprimer que sur une seule voix. si tu n'as pas l'accent "journaliste" tu n'as aucune crédibilité. La diversité des accents n’est pas à mettre sur une échelle des valeurs : c’est  la musique des cultures.

 

J’ai  alors fini par comprendre que moi aussi je m’étais laissée envahir par ce chauvinisme incompressible qui me faisait pourtant sourire chez les autres avant, et que je trouvais même quelque peu pathétique parfois, j’avoue !

Quel curieux constat pour moi qui me croyais une fille de nulle part et qui pensais trouver ma place partout là où se trouvaient mon mari et mes enfants !

A tous ceux que l’éloignement des villes et la rudesse du climat repousse : grand bien vous fasse, si vivre ici ou même simplement vous y rendre, vous rebute : passez votre chemin, on ne retient que les rêveurs et les romantiques ;

Le bonheur et la sagesse distribuée ici n’ont de valeur que pour ceux qui savent les apprécier…

Pourtant,

On râle quand on est  pendu sur une congère à 3 mètres de la porte du garage et qu’il faut peller avant de pouvoir ranger les courses, et puis ,il y a l’hôpital qui est trop loin, les boutiques à une heure d’ici, les spécialistes qu’il faut courser dans toute la région, les kilomètres pour aller au boulot, les suisses qui ne «roulent pas », le portable qui ne passe pas (ou dont seules les voyelles sont audibles à condition de se mettre en équilibre sur la fenêtre !),l’ADSL qui patine, les rares jours ou les températures sont positives, les galères pour trouver une pharmacie ouverte le weekend , les heures d’attente au cabinet médical, les tracteurs crottés au milieu des rues et qui se croient tous seul au moment des foins avec une nonchalance affolante et provocatrice, et ce maudit chasse neige qui ne passe pas avant 6 heures et que pour laisser des talus infranchissables au milieu de la route !...

Si habiter ici n’a parfois rien à envier à un épisode de  « koh Lanta », l’orgueil et la jouissance des autochtones sont pourtant sensiblement palpables…

Avec une vie rurale des plus communautaires, avec le plus beau clocher du coin (visible de loin même par temps couvert , entendez bien !),avec une qualité de vie incomparable pour nos enfants, avec un apéro toujours prêt sur la table pour un promeneur en perdition ,avec les pré-réunions annonçant d’autres réunions :simples prétextes pour se retrouver encore ;avec le vent le plus propice à la pratique du cerf-volant ; avec la tranquillité et la pureté des paysages, mais surtout…(et là je vais me faire des amis !)Avec le plus performant et le plus exaltant club de football des environs...

Là, y’a pas à dire,  je vous l’affirme avec un enthousiasme déchainé :

On est vraiment les rois du plateau !!!

 MAI 2010 0297

*Les murs de poussière (Francis Cabrel)

Il rêvait d'une ville étrangère
Une ville de filles et de jeux
Il voulait vivre d'autres manières
Dans un autre milieuIl rêvait sur son chemin de pierres
"Je partirai demain, si je veux
J'ai la force qu'il faut pour le faire
Et j'irai trouver mieux"
Il voulait trouver mieux
Que son lopin de terre
Que son vieil arbre tordu au milieu
Trouver mieux que la douce lumière du soir
Près du feu
Qui réchauffait son père
Et la troupe entière de ses aïeux
Le soleil sur les murs de poussière
Il voulait trouver mieux...
Il a fait tout le tour de la terre
Il a même demandé à Dieu
Il a fait tout l'amour de la terre
Il n'a pas trouvé mieux
Il a croisé les rois de naguère
Tout drapés de diamants et de feu
Mais dans les châteaux des rois de naguère
Il n'a pas trouvé mieux...
Il n'a pas trouvé mieux
Que son lopin de terre
Que son vieil arbre tordu au milieu
Trouver mieux que la douce lumière du soir
Près du feu
Qui réchauffait son père
Et la troupe entière de ses aïeux
Le soleil sur les murs de poussière
Il n'a pas trouvé mieux...
Il a dit "Je retourne en arrière
Je n'ai pas trouvé ce que je veux"
Il a dit "Je retourne en arrière"
Il s'est brûlé les yeux
Il s'est brûlé les yeux
Sur son lopin de terre
Sur son vieil arbre tordu au milieu
Aux reflets de la douce lumière du soir
Près du feu
Qui réchauffait son père
Et la troupe entière de ses aïeux
Au soleil sur les murs de poussière
Il s'est brûlé les yeux (x3)

 

 

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2011-04-16T19:06:00+02:00

ligue anti footeux en déroute...

Publié par com-que-com

PA090049 0846  

« Y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis »… décidément, ce vieil adage n’en finit de tourner dans ma tête !... imbécile ou pas, il y a des cas ou l’on n’a pas vraiment le choix !

A l'âge où l’on épluche la liste des loisirs d’un hypothétique conjoint comme un CV, j’avais lancé un véto absolu sur les Fans de foot, pratiquants ou pas. Je refusais d’avance l’idée d’avoir à passer mes dimanches après midi à me geler le fessier sur les tribunes en béton ou  d’avoir à distribuer des hot dogs sous une guitoune humide. Inimaginable également, les anniversaires seule avec les enfants chez belle-maman, le samedi télé et les soirées d’entrainement à attendre le retour de papa…

Non, non, non !!Je veux rester maitre de mes weeks end jusqu'à la fin de mes jours !

Pendant  12 ans, tout se passait comme je l’avais calculé….juste un peu de rugby à la télé mais rien de méchant.

Jusqu’au jour ou mon fil à linge fut recouvert  de 9 maillots de Football jaune et noirs, taille XS !...

Comment une chose pareille a-t-elle pu arriver ? Comment avais je pu cautionner cela, et même pire : avoir été l’auteur de cet acte, et avec, il faut l’admettre, une immense fierté en plus… ?

Quand j’ai élaboré mon plan « anti footbaleux » à l’époque, je n’avais pas songé qu’un jour, chanceuse d'avoir échappée au mari fouteux… peut être… mon fils serait lui-même un mordu du ballon rond !...

En bonne mère participative et aimante, j’avais déjà adhérée à des activités masculines franchement éloignées de mes aspirations, du genre : moto cross, rallye, montage de robots, bagarre sur le lit ou même visionnage en boucle des épisodes 1, 2, 3, 4 et 5 de Rocky avec Sylvester Stallone !!

J’ai commencé par acheter l’équipement complet du jeune footballeur-amateur- professionnel (pour mon fils : y’en faut pas moins !).J’ai fais la connaissance avec les protèges tibias et leur ajustage laborieux ; également celle des chaussures à crampon pour lesquelles on a du se procurer un chausse pied (supportable si les souliers sont à l’endroit) ; et la tenue short-tee short coordonnée qu’il ne faut surtout pas couvrir d’un sweat ou d’un caleçon sinon ça craint devant les copains…

Et là, Mesdames, je peux vous dire que le mardi soir : je bouillonne….

Non seulement il faut les emmener a l’entrainement, mais en plus, il faut aider le petit monsieur à mettre tout ça. C’est encore plus cérémonieux que la combi en hiver ! Et puis surtout, il faut arriver à convaincre notre Zinedine en Herbe qu’un petit sous-pull : ça ne se verra pas, et que ce serait plus prudent par 5° sous la pluie…

Je vous rassure : c’est pire les jours de match !

 La préparation psychologique commence déjà le vendredi après midi. Autant vous dire que la concentration à l’école : on oublie !

Le sujet est omniprésent  dans les actes, dans les paroles et dans les pensées : « il y aura quelles équipes au match ? Et ils seront en quel couleur ? Et c’est où le match ? Je peux jouer au foot dans la maison ?je peux jouer au foot à la wii ? Maman : entre Marseille et Sochaux, t’es pour qui ? Et entre les Vertlandais et les Croixlandais (Irlande et Finlande), tu préfères qui? » etc, etc…

Si je dois entendre ça encore 10 ans : qu’on m’achève tout de suite !...Préparez la nécrologie !

Bref, en dépit de toute mon exaspération, il y a toujours une petit voix qui me convertie en mère attendrie pour bondir dans la voiture, munie de pompons de pom pom gilrs, prête à soutenir son équipe à corps et à cris.

On commence par l’habillage : j’adore !  9 petits poussins aux jambes aussi épaisses que des  « sandwichs SNCF », comme dirait Renaud, enfilent shorts et maillots à l’envers, morve au nez en suspention, laissant trainer leurs manches trop longues, tout  en chantant des chansons de vestiaire comme le ferait leur papa !

Une fois sur le terrain : pendant les consignes du coach et de l’entraineur physique, ça chahute un peu, on menace du regard les adversaires, puis on embrasse le goal sur le front, il parait que ça porte chance (pas sur le crane parce que le nôtre : il a des cheveux !). On attend le coup de sifflet.

Coté coulisses : les mamans sont hystériques : « vas y mon doudou, mon titi, mon cucul…attention de ne pas te faire mal !...est ce que tu n’as pas trop froid ?met ton bonnet comme il faut …tu n’as pas soif ?...oh le méchant : il t’a fait un croche pied …!!! »

Bon, ok : ça s’est surtout moi !

Un ancien entraineur m’avait dit un jour qu’il n’y avait rien de pire que les mamans au bord du terrain. Je n’avais pas compris à ce moment là, mais avec le recul…

Pendant les matchs, c’est comme à la télé...mais en junior : on met le tee shirt sur la tête et on fait des pirouettes quand il y a but, on se mouche comme dans les westerns en se grattant les parties et  parfois, aussi : on va faire pipi en plein match sur la murette, le doigt fourré dans les narines.

En résumé, je n’ai toujours rien calculé à ce sport. J’ai encore bien du mal à ne pas confondre les buts avec ceux des adversaires. Tout à fait impardonnable: mon fils est le gardien du club!...

Mais que voulez vous ?, Je ne peux qu’être distraite car mes yeux sont toujours ailleurs : à chaque fois, je remplie ma  boite à souvenirs de tout un tas de  petits détails croustillants et de merveilleux éclats de rires.

Oublions la nécrologie et vivement samedi prochain…

 

                                 PA100079 0812

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2011-04-13T13:39:00+02:00

Alice sourit...

Publié par com-que-com

alice 

C’est l’heure des  «  mamans » :

Comme nos petites têtes blondes se plaisent à dire.

Il pleut, tout le monde se précipite hors de la cour,

Capuche sur la tête et les petits doigts serrant le col du blouson,

Les enfants plongent sous  la capeline de maman.

Sous les parapluies et derrière les poussettes,

On  se lamente et on râle après cette flotte qui n’en finit pas de tomber.

 

Alors  sort une petite demoiselle,

Aux cheveux crépus et au teint chaud.

De sa différence on ne voit qu’une chose :

Elle : elle sourit…

 

Elle vient de là bas :

D’un pays ou la pluie arrive comme un cadeau,

D’un pays dont aucun d’entre nous n’a de souvenirs de vacances.

Sur Google, y’a pas d’images qui font rêver.

On n’entend même pas la misère et les cris d’ici.

 

Silencieuse, Elle fait deuil de son nom et de son histoire,

Pour n’avoir plus qu’a se réjouir de ses bras tendus vers elle.

Supplions  ses dieux et les nôtres que l’enfer ne soit toujours qu’un hier,

Pour la voir encore sourire à cette seconde vie,

Comme à sa plus belle chance.

 

Avec une infinie tendresse,

S.

 

 

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2011-04-13T13:36:00+02:00

ça ira mieux après...

Publié par com-que-com

 

PA090049 0846-copie-1 

Quand on est une future maman,

On passe sans cesse en revue la complainte des hormones en éffervécence aux copines célibataires.

Même si celles-ci semblent vous plaindre et rient à gorge déployées de vos anecdotes relatant une irrésistible nausée au milieu du supermarché, ou de vos fringales atypiques, aucune d’elles ne sauraient avouer à quel point elles s’accrochent à l’espoir de vivre ça aussi un jour,… après

 

Une future Maman : c’est fatigué,c’est agacée, ça prend des crises d’angoisses, ça talonne pour que la chambre du p’tit soit prête, ça à des frénésies d’achats, c’est tout le temps chez le toubib, ça peut plus aller au boulot, ça sait plus faire le ménage.

Bref, il serait tant que Bébé arrive, ça ira sûrement mieux après !...

 

Et puis en voilà un qui arrive, mais c’est pas comme on pensait : y a plus de moments pour soit et on passe plus de temps à faire l’intendance qu’a avoir des moments de tendresse.

Bref, il est temps que Bébé grandisse, ça ira sûrement mieux après !...

 

  leo 014

Vu que les allocations Familiales et leurs fameux calculs basés sur la fratrie font pression, ainsi que la belle mère qui peste contre les enfants uniques, il devient inévitable de faire un deuxième enfant.

Bien sûr, on est absolument comblée: qui ne le serait pas ?

Seulement, il faut faire une deuxième ou même une troisième chambre,recommencer les nuits blanches emmener le premier chez la psy pour lui faire accepter le petit frère, sécher ses larmes de honte et de culpabilité quand la p’tite refuse de faire la ronde au spectacle de l’école, faire un adieu définitif à ce qui vous restait de vie sociale puisque s’inviter à 4 ou à 5 : s’est plus gérable et les copains font toujours semblant d’avoir un  emploi du temps débordé ; acheter une nouvelle auto et s’arranger avec les mamies quand les gosses sont malades.

Bref, il est tant que les enfants grandissent, ça ira mieux après !...

  

Les enfants ont maintenant lâchés les guidons des vélos pour prendre le volant des voitures.

Pas moyen de dormir le week-end avec tous ces soucis !

Il est 4 heures du matin et on est soulagé quand la porte du garage s’ouvre enfin.

Impossible de sortir du lit pour rejoindre l’aîné qui croque dans un morceau de fromage à la cuisine : on sait combien ça fait mal quand il vous dit poliment de le laisser seul et de regagner votre lit de la même façon que vous l’auriez dis jadis a ce petit enfant curieux.

Il faudra se contenter des 3 syllabes explicatives résumant de façon extrêmement concise la soirée de la veille.alors que dans notre ventre  gronde une tonne de questions, de doutes, d’inquiétudes.

Bref, il est tant que les jeunes deviennent autonomes, ça ira mieux après !...

Decembre 2010 0051

 

Seulement, un jour, en décollant le papier peint du salon, on tombe sur les graffitis du petit dernier sur le papier d’avant…

On sourit… comment l’avait on punit déjà ?..

Et puis on regarde autour de soit et tout un tas de flash comme ça vous frappe en pleine figure…

Il y a bien longtemps maintenant que l’on a pas utilisé ce minuscule vase improbable pour y noyer quelques fleurs de pissenlis et des pâquerettes coupées trop courtes.

Depuis quand on a pas ajouté un magnet sur le frigo ou décollé un chewing gum sous la table ?...

Et les cadeaux en pâte à sel ? Et les 25 shorts de l’équipe de foot à nettoyer, et les jouets qui couinent sous les pieds dans la chambre à coucher, et les p’tits pipis au fond du lit à changer chaque matin, et les grimaces dans le miroir, et les coups de ciseaux dans les rideaux…

Bref, tout le monde est parti et finalement  ça n’a jamais été mieux...qu’avant

  LEO MAI 2005 106

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2011-04-12T16:17:00+02:00

maman à plein temps

Publié par com-que-com

 

maman à plein temps...

On m’a dit : « pour devenir écrivain : il faut écrire… »

 ben ils en ont de bonnes ceuûx là !  c’est pas comme si j’avais que ça à faire ! j’aurais meilleur temps de lancer une lessive plutôt que de rien faire !

Mais faut dire aussi que j’ai le pire rythme de vie de « MA » vie : je suis mère au foyer en congés parentale pour 3 ans !!!

Vous rigolez ? Attendez un peu :

Toute mon existence professionnelle, je l’ai passée à espérer ce moment. Je me voyais déjà siroter ma limonade Rieme sur la terrasse pendant que les moufflets dorment ; écrire des tas de trucs dans des forums sur le net, participer à des associations, faire du théâtre, faire des sketchs, inventer des jeux pour mes bambins, créer des livres pour enfants…

Bref, il ne manquait plus que je remplisse le contrat, en somme : faire le deuxième enfant, et  le bonheur reconnu et admis par tous, était pour moi !

Attestation de la CAF faisant foi !

Enfin j’étais « arrete » pour un  moment comme ils disent sur le plateau (à l’assurance si vous voulez) …ça ,j’avais pas compris au début !

Je suis sortie de la maternité, encore blindée d’agrafes et avec une belle cicatrice en prime sous le bidon, qui lui est loin d’avoir retrouvé sa tonicité d’antan. J’ai camouflé également les vergetures et tous les charmants bourrelets  sous mes vêtements de grossesse : Disgrâces que je  n’étais pas prêtes de quitter (mais ça : je ne le savais pas encore !).

Car bien sûr, dans le « PAC congé parentale »que j’ai  programmé, j’aurai toute la disponibilité pour essuyer ces mauvais souvenirs dans une boulimie  de sport comme je n’en ai jamais eu avant, d’ailleurs !

Mais j’y crois : j’aurai la volonté puisque ma vie épanouie de mère au foyer me le permettra assurément !la trentaine rayonnante : c’est pour moi !

Je l’invente pas, c’est une professionnelle du fitness  qui me le garanti tous les matins à l’heure du bib avec l’utilisation  simplissime de l’« AB Circle pro » ! Les téléshoppings et autres scies circulaires double lames n’ont plus aucun secret pour moi.

Et puis je me suis rendu compte que mon emploi du temps ne s’organisait pas du tout comme je l’entendais : 30 % de mon planning est exclusivement réservé à une assistance appliquée pour chacun des 2 laboratoires culinaire et textile (comprenez : cuisine et buanderie !).

J’ai non seulement fait une croix sur ma silhouette d’autrefois mais je plonge encore lorsque : ruinée par le rythme soutenu des horaires d’école, mon amour propre s’écroule ; ce matin, une fois de plus je suis parti précipitamment avec  mes pantoufles aux pieds, mes taches de vomis sur l’épaule et mes cheveux hirsutes….appelez moi : « Glamour » !

Les trajets scolaires : 10 autres % de ma journée.

Qui dit plus de présence à la maison, dit : plus de repas, de vaisselle et de ch’nis à ramâsser. Ah !! Le ménage..Douce corvée à laquelle nos maris nous accordent un savoir faire inégalable ! Je m’étais pourtant juré que cette perte de temps perpétuellement renouvelée ne gâcherait pas mon SUPER CONGE PARENTAL !

Je ne devais pas céder à la tentation d’exiger une propreté parfaite dans ma demeure et me consacrer d’abord à mes enfants… je crois qu’au lieu de ça : j’ai doublé ma consommation de  « bref vitres », d’alcool ménager  et de produits récurants pour un résultat somme tout assez peu convainquant. Encore 30 % de mon temps parti en pulvérisateur ! Heureusement pour moi, je ne me suis pas mise aux produits « Stanhome », je pense que ça aurait causé ma perte !

Mais quand même pour les « autres » : être chez soit et ne pas avoir une maison bien tenue ; c’est un peu la honte. Enfin. C’est ce qu’on pense que les autres pensent et qu’on aurait aussi pensé avant !...(Même pour  faire la rabat-joie je deviens forte !)

La journée d’une maman à la maison, c’est toujours commencer quelque chose sans jamais savoir quand tu pourras la finir : c’est comme ça que l’on se promène pendant 2 semaines avec la moitié d’une jambe épilée (ne rougissez pas mesdames : je compatis !).

Et voilà que la petite pleure, et le grand peut pas essuyer ses fesses tout seul, y’a plus de couches en haut, le grand trouve pas son doudou à 6 ans et demi, et le téléphone sonne : encore ces  foutus panneaux photovoltaïques (ça vous cause ça ,hein !!), Y’a de quoi devenir dingue ! On peut encore ajouter 20 % du temps à ces va et vient peu productifs…

…ça fait plus de 100% tout ça ? Ça prouve bien que mes journées sont vraiment trop remplies !

Le grand moment de détente et de divertissement de la semaine, c’est  quand je vais aux courses.

Et c’est là bien sûr, entre le rayon fromage et le rayon  yaourts du supermarché, que tu croises le plus mauvais souvenir sur pattes de tes années à la fac, avec la réussite greffée au visage et le ventre bien plat, témoignant d’une forme physique irréprochable, et qui te dit : « et maintenant, tu fais quoi dans la vie ? ».

Alors malgré ton envie de l’attacher à son caddie la tête dans son sac isotherme, tu prends un air dégagé et tu lui balances  fièrement en tournant les talons:

 « Maman à plein temps… ».

 

photo maman à plein temps-copie-1bouquet de biberons ...sans bisphénol!

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2011-04-08T10:29:00+02:00

les mousquetaires de la conversation

Publié par com-que-com

supermarche1.jpg 

 

Quand tu veux trouver des saucisses super,

Quand t’as un barbec’ et qu’il te manque quelques bières,

Quand tes gosses te saoulent et que tu veux prendre l’air :

Alors prends tes câbâts, et cours-y vite à l’ « Inter » !

Pour retrouver tes copines et faire la commère,

Partout sur le plateau  : y’a rien d’autre à faire,

Que de prendre un caddy  et foncer à l’  « Inter ».

Pas besoin de grands boulevards, de parc d’attraction,

On ne va pas faire du shopping ou ses commissions,

ici : on va à l’Inter !

On se passe des salles de fitness ou de club weet watcher’,

Ici on joint l’utile à l’indispensable en vidant les étagères.

 On cause du temps avec  KIKI  la fromagère,

Tout en choisissant un bon camembert.

Après avoir acheté à la poissonnière un gros homard,

On charme le boucher en tâtant innocemment un sauciflard.

L’Inter, c’est  le théâtre de tous les mystères :

Si mémé vient toute seule, c’est que  pépé est surement en colère,

Si tu croises tonton, c’est qu’il vient pour les croquettes du chat et sa litière,

Parce que tata le chat : elle l’aime pas !

Les footballeurs sont de sortie, le caddy est bien rempli,

Ça sent la troisième mi-temps et la bonne beuverie.

A l’inter, tu peux causer  des eaux usées avec m’sieur l’maire,

La tête dans les sacs de pommes de terre ;

Tu peux raconter les bêtises de l’ainé et de la petite dernière,

 

Mais attention de ne pas faire tomber les tomates par terre !

Sans blague, c’est un endroit super,

Et pis t’as tout le nécessaire, même pour un gouter d’anniversaire !

Soldes, actions, promotions, c’est à l’Inter qu’il y a les bonnes affaires,

Mais, un conseil : quand tu veux éviter ton patron ou ta belle Mère,

(J’parle pas pour moi, la mienne elle est super,)

C’est  quand même l’ « carrefour marcket»  que tu préfères…

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